Le syndicat étudiant UNI suspend deux de ses adhérents après une polémique à Strasbourg
La direction nationale de l'organisation a pris cette mesure suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d'images d'un jeu de cartes aux contenus antisémites, sexistes et islamophobes.

L'université de Strasbourg et la vie étudiante alsacienne sont secouées par une affaire de diffusion de contenus haineux sur les réseaux sociaux. La direction nationale de l'UNI (Union Nationale Inter-universitaire) a annoncé ce jeudi 13 février la suspension de deux de ses membres locaux. Cette décision intervient dans le cadre d'une enquête portant sur la circulation d'images représentant un « jeu de cartes » au caractère antisémite, sexiste et islamophobe.
Le syndicat étudiant, classé à droite, a précisé que cette suspension concerne deux adhérents strasbourgeois directement impliqués dans cette affaire. Pour les habitants de la métropole alsacienne et la communauté universitaire, cet événement souligne les tensions persistantes autour de la diffusion de discours de haine au sein des établissements d'enseignement supérieur de la région Grand Est.
Une mesure conservatoire nationale
Selon les informations rapportées par 20 Minutes Strasbourg, la direction nationale de l'UNI a choisi de réagir rapidement pour se distancier de ces agissements. La mesure de suspension restera en vigueur en attendant que les résultats définitifs de l'enquête soient connus. L'organisation cherche ainsi à préserver son image nationale alors que les visuels du jeu incriminé ont provoqué une vague d'indignation sur les plateformes numériques.
L'université de Strasbourg et la vie étudiante alsacienne sont secouées par une affaire de diffusion de contenus haineux sur les réseaux sociaux.
Ce jeu de cartes, dont les images ont fuité en ligne, est pointé du doigt pour la violence de ses références. En plus des attaques antisémites, les contenus comportent des éléments jugés sexistes et islamophobes. Pour les Strasbourgeois, la révélation de tels contenus au sein d'une structure censée représenter une partie de la jeunesse étudiante locale suscite une vive émotion.
L'attente des résultats de l'enquête
L'affaire ne fait que commencer sur le plan disciplinaire et potentiellement judiciaire. L'enquête devra déterminer le degré de responsabilité des deux individus suspendus et si d'autres membres ont pu participer à la création ou à la promotion de ces supports. Cette situation place le campus de Strasbourg sous les projecteurs, rappelant l'importance de la vigilance face aux dérives idéologiques dans les lieux de formation.
Pour l'heure, le syndicat n'a pas communiqué davantage sur les détails internes de l'enquête mais assure que la suspension est une étape nécessaire pour faire toute la lumière sur ces comportements. Les acteurs de la vie locale restent attentifs aux suites qui seront données à ce dossier sensible.
D’après 20 Minutes Strasbourg.

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