Marseille respire après l'incarcération de deux chefs de la DZ Mafia en Algérie
Les narcotrafiquants marseillais Mehdi Laribi et Djamel Djeha ont été placés en détention provisoire à Alger à la suite de leur interpellation au cours de l'été.
La lutte contre le narcotrafic franchit une étape symbolique pour les habitants de Marseille. Selon une annonce du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, deux figures importantes de la criminalité organisée locale, Mehdi Laribi et Djamel Djeha, ont été officiellement écrouées en Algérie. Cette décision judiciaire fait suite à leurs interpellations respectives survenues entre la fin du mois de juillet et le début du mois d'août.
Pour les Marseillais, cette nouvelle marque un tournant dans la traque des chefs de réseaux qui pilotent les violences depuis l'étranger. Les deux hommes sont présentés comme des membres influents de la « DZ Mafia », un groupement criminel impliqué dans de nombreux règlements de comptes sanglants qui endeuillent régulièrement les quartiers de la cité phocéenne. Leur placement en détention provisoire a été ordonné à la demande du parquet d'Alger.
Une coopération internationale contre l'insécurité locale
L'éloignement géographique de ces chefs de réseaux n'empêchait pas, jusqu'à présent, la poursuite des activités illicites et des guerres de territoires dans les Bouches-du-Rhône. L'annonce de leur incarcération en Algérie souligne une intensification de la coopération judiciaire et policière entre les deux rives de la Méditerranée. Ce processus vise à briser le sentiment d'impunité dont bénéficiaient certains trafiquants en se réfugiant hors des frontières françaises.
La lutte contre le narcotrafic franchit une étape symbolique pour les habitants de Marseille.
Cette mesure de détention provisoire intervient dans un climat où la sécurité publique reste la préoccupation majeure des résidents de nombreux arrondissements de Marseille. En s'attaquant au sommet de la pyramide de la DZ Mafia, les autorités espèrent désorganiser durablement les circuits de distribution de stupéfiants et réduire la fréquence des fusillades qui perturbent la vie quotidienne des familles dans les cités.
Bien que l'enquête se poursuive désormais sous l'égide de la justice algérienne, l'impact de ces arrestations est attendu directement sur le terrain marseillais. Pour les acteurs locaux, l'enjeu est de transformer cette victoire policière en une baisse concrète des violences urbaines et une reprise en main de l'espace public par les services de l'État.
D’après 20 Minutes Marseille.

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